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Par ce document, le Secrétariat aux affaires autochtones (SAA) veut donner un aperçu du contexte moderne dans lequel vivent les Autochtones du Québec. Vous y trouverez également quelques brèves notes historiques sur chacune des onze nations autochtones du Québec. On y présente aussi le rôle du SAA en tant que lien entre les Autochtones et les ministères et organismes du gouvernement du Québec.
Pour toute recherche plus approfondie sur les Autochtones, vous pouvez consulter la bibliothèque administrative de l'édifice H, à Québec. Plus de 6 000 publications de toutes sortes concernant les Autochtones du Québec et d'ailleurs y sont regroupées. Ces documents sont également accessibles par le biais de toute bibliothèque faisant partie du réseau des bibliothèques publiques du Québec.
Vous pouvez aussi obtenir plus de renseignements auprès du Secrétariat aux affaires autochtones, édifice H, 875, Grande Allée Est, 2e étage, Québec (Québec) G1R 4Y8, téléphone (418) 643-3166, télécopieur : (418) 646-4918
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Lorsque les Européens s'installent sur les bords du Saint-Laurent au 16e siècle, des gens y habitent déjà depuis plusieurs milliers d'années. Ils vivent soit en sociétés complexes, soit en petits groupes familiaux. Chaque nation possédait sa langue, ses croyances et sa culture. De bonnes relations s'établissent entre les nouveaux arrivants et les Autochtones qui échangent leur savoir-faire. Par leurs connaissances du territoire, les Amérindiens permettent aux Européens et à leurs descendants de s'adapter à ce rude pays.
Peu à peu cependant, les besoins des Européens transforment l'économie et la façon de vivre des Autochtones. La traite des fourrures modifie non seulement le réseau d'échanges complexe établi par les peuples autochtones, mais elle bouleverse profondément leur relation à la nature. Ils ne chassent plus uniquement pour se nourrir. Désormais, ils le font sur une grande échelle pour les besoins de l'Europe. De plus, au 18e siècle, la guerre militaire et commerciale que se livrent la France et l'Angleterre en terre d'Amérique engage rapidement les nations amérindiennes d'un côté ou de l'autre.
Malgré tout, jusqu'au milieu du 20e siècle, les nations les plus éloignées des grands centres réussissent à conserver les traits les plus forts de leur culture. Ainsi les Montagnais, les Cris, les Naskapis et les Algonquins perpétuent un mode de vie semi-nomade basé sur la chasse, la pêche et la cueillette. D'autre part, les Inuit vivant isolés dans le nord du Québec n'ont pratiquement pas de contacts avec d'autres cultures avant 1950.
Au fil des siècles, pour toutes sortes de raisons économiques et politiques, les relations entre les Autochtones et les autres habitants du Québec se font de plus en plus rares. La Loi constitutionnelle de 1867 et la Loi sur les Indiens confient la responsabilité des Autochtones au gouvernement fédéral qui crée des réserves pour les Amérindiens. De sorte que, au début du 20e siècle, les Autochtones et les autres Québécois n'ont presque plus de contacts. Cependant, depuis les années 1980, les échanges entre les deux groupes s'intensifient, tant au niveau social, culturel, éducatif que politique.
Les relations entre le gouvernement du Québec et les Autochtones sont assez récentes puisqu'elles ne datent réellement que des années 1960. Lorsque le Québec décide de développer le potentiel hydroélectrique de la Baie-James, il se heurte à la résistance des Cris et des Inuit. Il entreprend, avec eux, des négociations qui mèneront à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975. Il s'agit de la première entente du genre à être signée au Québec et au Canada. En 1978, les Naskapis signent une entente similaire, la Convention du Nord-Est québécois.
Aujourd'hui, les dix nations amérindiennes et la nation inuit représentent environ 1 % de la population du Québec. Plus de la moitié des Autochtones ont moins de 25 ans. Il y a 54 communautés autochtones au Québec. Les Inuit vivent dans 14 villages dirigés par un maire et un conseil de village nordique, assumant des responsabilités similaires à celles des autres municipalités du Québec. Les Amérindiens habitent généralement des réserves ou des établissements administrés par un conseil de bande composé du chef et des conseillers. Les Cris et les Naskapis, ayant signé des conventions, ne sont plus régis par la Loi sur les Indiens mais par la Loi sur les Cris et les Naskapis qui leur donne un cadre juridique différent. Comme les Inuit, ils habitent sur des terres classées par catégories. De plus, il y aurait environ 15 000 Autochtones qui vivent en dehors des réserves au Québec, dont la grande majorité à Montréal.
Les onze nations autochtones sont toutes différentes les unes des autres. Même à l'intérieur d'une nation, le mode de vie et la situation socio-économique peuvent varier beaucoup d'une communauté à l'autre. Ainsi, les communautés situées près des grands centres se fondent à la vie urbaine et régionale. Dans les communautés isolées, c'est souvent le mode de vie traditionnel et l'usage des langues vernaculaires qui prévalent encore. Il en est de même du développement économique. Il varie non seulement d'une nation à l'autre mais aussi d'une communauté à l'autre selon trois facteurs principaux : la proximité des marchés, le lien avec le réseau routier et le niveau de scolarisation. Il faut noter que l'économie des nations signataires des conventions, soit les Cris, les Inuit et les Naskapis, est en général meilleure que celle des autres nations.
Les Amérindiens du Québec appartiennent à deux familles linguistiques et culturelles : algonquienne et iroquoienne. Les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Malécites, les Micmacs, les Montagnais et les Naskapis sont de culture algonquienne. Les Hurons-Wendat et les Mohawks font partie de la famille iroquoienne. Les Inuit sont de race et de culture différentes.
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Odanak et Wôlinak, les deux communautés abénaquises du Québec, sont situées sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de Trois-Rivières, entre Sorel et Bécancour. Il y a 1 750 Abénaquis au Québec dont environ 375 vivent dans les deux villages.
En 1986, les Abénaquis ont formé le Grand conseil de la nation Waban-Aki. L'année suivante, ils ont présenté une demande au gouvernement fédéral afin de reprendre possession des terres de la Seigneurie de Bécancour et cette revendication est toujours à l'étude.
Depuis 1960, la Société historique d'Odanak administre le Musée des Abénaquis, l'un des plus importants musées amérindiens du Québec. Le mode de vie traditionnel des Amérindiens en général et des Abénaquis en particulier, leur histoire autant que leur culture contemporaine, y sont mis en valeur.
Le Centre culturel d'Odanak dispense des cours de langue abénaquise afin d'en assurer la conservation. Le groupe Alnôbaiwi -qui signifie à la manière indienne - organise des activités culturelles et communautaires auxquelles sont conviés les Autochtones et les non-Autochtones. Pour sa part, la troupe de danse Mikwôbait, formée en 1984, se produit un peu partout au Québec et à l'étranger.
Les Abénaquis de Wôlinak possèdent une plantation d'environ 30 000 pins et une pourvoirie située en Haute-Mauricie. De plus, plusieurs petites entreprises ont été mises sur pied à Wôlinak, dont une fabrique de sacs de cuir pour écoliers et une autre de produits en fibre de verre. La plupart des Abénaquis d'Odanak travaillent dans les villes voisines de Bécancour, Sorel, Nicolet et Trois-Rivières.
Jusque dans les années 1980, la vannerie de frêne et de foin d'odeur représentait une source de revenus importante pour les Abénaquis. Autrefois, les familles abénaquises se rendaient aux États-Unis, chaque été, pour vendre les paniers fabriqués durant l'hiver. Puis, au début du 20e siècle, des marchands de Montréal, Toronto et New York venaient à Odanak acheter la production des Abénaquis et leur vendre la matière première.
Les Abénaquis sont arrivés au Québec au 17e siècle venant des États actuels de la Nouvelle-Angleterre, où on les retrouve encore nombreux aujourd'hui. Ils se sont établis à Sillery vers 1675 puis aux abords des chutes de la rivière Chaudière, près de Lévis, en 1684. Vers 1700, les Abénaquis s'installent à Odanak. En 1759, le village est saccagé par les Anglais et plusieurs des leurs sont massacrés. De nos jours, des centaines d'Abénaquis vivent en dehors de leurs communautés, un peu partout en Amérique du Nord.
Les Abénaquis étaient très liés avec les Français. Ils se sont souvent rangés à leur côté pour défendre la colonie, par exemple lors de la bataille des Plaines d'Abraham en 1759. Ce sont les Abénaquis qui auraient enseigné aux Français l'art de fabriquer le sirop d'érable.
Les Abénaquis du Québec parlent français et plusieurs d'entre eux parlent aussi l'anglais. Il n'y a plus maintenant que quelques aînés d'Odanak qui parlent la langue abénaquise.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| ODANAK Conseil de bande d'Odanak 58, rue Waban-Aki Odanak (Québec) J0G 1H0 Téléphone : (514) 568-2819 Télécopieur : (514) 568-3553 |
1 498 |
| WÔLINAK Conseil des Abénaquis de Wôlinak 4670, Kolipaïo, Case postale 126 Bécancour (Québec) G0X 1B0 Téléphone : (819) 294-6696 Télécopieur : (819) 294-6697 |
313 |
| Total |
1 811 |
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Près de 4 300 Algonquins habitent neuf communautés situées en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue et environ 2850 habitent en dehors des communautés, principalement à Senneterre, Val-d'Or et ailleurs en Abitibi. Kitcisakik, Lac-Rapide et Kitigan Zibi sont en Outaouais tandis que Hunter's Point, Kebaowek, Lac-Simon, Pikogan, Témiscamingue et Winneway se trouvent en Abitibi-Témiscamingue.
L''Association de développement des Algonquins (ADA) travaille surtout dans le domaine économique et regroupe les communautés algonquines à l'exception de Lac-Rapide, Lac-Simon et Kitigan Kibi. Le reboisement auquel sont astreintes les compagnies forestières est une activité économique importante pour les Algonquins, de même que le piégeage et l'artisanat.
En 1991, les Algonquins de Lac-Rapide ont signé, avec les gouvernements du Québec et du Canada, une entente visant à préparer un projet de plan d'aménagement intégré des ressources renouvelables, forêt et faune, dans la Réserve faunique La Vérendrye. Depuis, un groupe de travail conjoint est à l'oeuvre pour réaliser ce projet-pilote. Cette entente est la première du genre à être signée, au Québec, avec des Autochtones.
Kitigan Zibi est, de loin, la plus grande et la plus populeuse des communautés algonquines. On y trouve plusieurs petites entreprises de même qu'une maison pour les jeunes, un atelier pour les personnes handicapées, un centre de traitement, un centre culturel et une maison d'hébergement pour les Algonquines en difficulté. L'école de Kitigan Zibi dispense l'enseignement primaire et secondaire.
Les Algonquins ont conservé leur mode de vie nomade et leurs pratiques religieuses ancestrales jusqu'au 19e siècle et même, pour certains groupes, jusqu'au 20e siècle. Encore aujourd'hui, les familles de Kitcisakik se rassemblent seulement durant l'été, passant l'hiver sur leurs territoires de chasse.
La sédentarisation des Algonquins s'est accentuée, au début du 20e siècle, lorsque l'Abitibi fut ouverte à la colonisation. Les colons, les prospecteurs et les bûcherons y affluèrent, perturbant progressivement les activités traditionnelles des Algonquins. Plusieurs réserves seront constituées de 1940 à 1974, entre autres celles de Lac-Simon, Lac-Rapide, Pikogan et Kebaowek.
La langue algonquine est utilisée dans la plupart des communautés et certains aînés ne connaissent ni l'anglais, ni le français. Les langues secondes des Algonquins sont le français à Kitcisakik, Lac-Simon et Pikogan et l'anglais dans les autres communautés.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| HUNTER'S POINT Conseil de bande de Wolf Lake Hunter's Point, C. P. 998 Témiscaming (Québec) J0Z 3R0 Téléphone : (819) 627-3628 Télécopieur : (819) 627-3628 |
187 |
| KEBAOWEK Conseil de bande Eagle Village-Kipawa Case postale 756 Témiscaming (Québec) J0Z 3R0 Téléphone : (819) 627-3455 Télécopieur : (819) 627-9428 |
506 |
| KITCISAKIK Conseil de bande de Kitcisakik Case postale 206 Kitcisakik via Louvicourt (Québec) J0Y 1Y0 Téléphone : (819) 825-1466 Télécopieur : (819) 825-5638 |
305 |
<
| KITIGAN ZIBI Conseil de bande Kitigan Zibi Anishinabeg Case postale 309 Kitigan Zibi (Québec) J9E 3C9 Téléphone : (819) 449-5170 Télécopieur : (819) 449-5673 |
2 151 |
| LAC-RAPIDE Conseil des Algonquins du lac Barrière Lac-Rapide Parc de la Vérendrye (Québec) J0W 2C0 Téléphone : (819) 824-1734 Télécopieur: (819) 824-1734 |
524 |
| LAC-SIMON Conseil de bande de Lac-Simon Lac-Simon (Québec) J0Y 3M0 Téléphone : (819) 736-4501 Télécopieur : (819) 736-7311 ou 736-7311 |
1 116 |
| PIKOGAN Conseil de bande Abitibiwinni Case postale 36 Pikogan, Amos (Québec) J9T 3A3 Téléphone : (819) 732-6591 Télécopieur : (819) 732-1569 |
692 |
| TÉMISCAMINGUE Conseil de bande Timiskaming Case postale 336 Notre-Dame-du-Nord (Québec) J0Z 3B0 Téléphone : (819) 723-2335 Télécopieur : (819) 723-2353 |
1 288 |
| WINNEWAY Conseil de bande de Longue Pointe Case postale 1 Winneway (Québec) J0Z 2J0 Téléphone : (819) 722-2441 Télécopieur : (819) 722-2579 |
554 |
| Total |
7 323 |
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Les Attikameks, au nombre de 4 350 habitent à Manouane, Weymontachie et Obedjiwan. Près de 600 d'entre eux vivent à l'extérieur des villages, principalement à La Tuque et ailleurs en Haute-Mauricie et au Lac-Saint-Jean. Les Attikameks assurent eux-mêmes, grâce à Atikamekw Sipi, la gestion des programmes d'éducation, de santé et de services sociaux. Des efforts considérables sont entrepris afin, d'une part, de redécouvrir les fondements culturels ancestraux, symboles de l'identité attikamek et, d'autre part, d'assurer le développement économique de la nation.
Les Attikameks ont leur propre organisation politique, le Conseil de la nation atikamek. Cet organisme négocie leur revendication territoriale avec les gouvernements du Québec et du Canada. Le gouvernement du Québec leur a déposé une offre globale en décembre 1994. Les Attikameks s'étaient associés à la nation montagnaise pour fonder le Conseil des Atikamekw et des Montagnais (CAM), en 1975. Le CAM a défendu les droits de ces deux nations jusqu'à sa dissolution, en décembre 1994.
Les trois communautés attikameks sont accessibles par des routes forestières qui, jusqu'en 1994, étaient impraticables durant une bonne partie de l'année. Une entente signée en 1993 avec les gouvernements du Québec et du Canada a permis d'entreprendre la réfection de ces routes. Les Attikameks ont partagé avec le gouvernement du Québec la maîtrise d'oeuvre des travaux qui sont maintenant terminés.
Les Attikameks prônent le développement durable par la gestion intégrée des ressources avec tous les utilisateurs de la forêt. Passant de la théorie à la pratique, ils ont mis sur pied Atikamekw Aski, le service forestier de la nation. Celui-ci, en plus de procéder à d'importantes activités de reboisement et de sylviculture, assure la formation des travailleurs attikameks qu'il emploie. D'autre part, Mamo Ateskewin est une association qui regroupe les utilisateurs du territoire : chasseurs, pêcheurs, piégeurs et cueilleurs.
Les Attikameks ont eu une histoire difficile. Peuple essentiellement pacifique, selon les premiers marchands et missionnaires, ils sont presque totalement disparus au cours de la seconde moitié du 17e siècle, à la suite d'épidémies et des attaques incessantes des Iroquois alors en pleine «guerre des fourrures». Leur population fut réduite à quelques familles qui se réfugièrent, croit-on, chez les Cris et les Montagnais. Avant la fin du siècle, ces survivants s'intégrèrent à un groupe du lac Supérieur venu s'installer en Haute-Mauricie. Les O'pimittish Ininiwac, que l'on appela «Têtes-de-Boules» probablement à cause de leur coiffure, sont les ancêtres des Attikameks actuels qui furent d'ailleurs appelés «Têtes-de-Boule» jusqu'en 1972.
De 1900 à 1920, un second choc ébranla la société attikamek et ses ondes se répercutent encore aujourd'hui. L'industrialisation amena l'exploitation rapide du territoire et, en 1909, un premier moulin à bois est ouvert à La Tuque. En 1912, le train arrive jusqu'à Weymontachie avant de prendre le chemin de l'Abitibi. Au cours des ans, des milliers de kilomètres carrés de territoire seront concédés aux compagnies d'exploitation forestière. De plus, le train amène un grand nombre de travailleurs, de chasseurs et de pêcheurs en Mauricie, durant cette période. Par ailleurs, les Attikameks devront se déplacer plusieurs fois, entre 1950 et 1972, à cause de la construction de barrages et la création de réservoirs qui inondent leurs emplacements.
L'attikamek est parlé par toute la population et le français est utilisé comme langue seconde.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| MANOUANE Conseil des Atikamekw de Manawan 135, rue Kicik Manouane (Québec) J0K 1M0 Téléphone : (819) 971-8813 Télécopieur : (819) 971-8848 |
1 615 |
| OBEDJIWAN Conseil de bande d'Obedjiwan Obedjiwan via Roberval (Québec) G0W 3B0 Téléphone : (819) 974-8837 Télécopieur : (819) 974-8828 |
1 771 |
| WEYMONTACHIE Conseil de bande de Weymontachie Case postale 37 Weymontachie (Québec) G0X 3R0 Téléphone : (819) 666-2237 Télécopieur : (819) 666-2209 |
1 015 |
| Total |
4 461 |
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Les neuf villages cris du Québec sont situés sur les bords de la baie James (Waskaganish, Eastmain, Wemindji, Chisasibi), de la baie d'Hudson (Whapmagoostui), ainsi qu'à l'intérieur des terres (Nemiscau, Waswanipi, Mistissini et Oujé-Bougoumou). La nation crie est la troisième plus nombreuse au Québec, comptant plus de 11 000 personnes. Oujé-Bougoumou a été inauguré en 1993. Oeuvre de l'architecte autochtone Douglas Cardinal, ce village est un modèle d'intégration du mode de vie des Autochtones à l'architecture moderne.
En 1971, l'annonce de la construction de grands barrages hydroélectriques, dans la région de la Baie-James, mobilise la nation crie. Pour faire valoir leurs droits, les Cris forment le Grand Conseil des Cris du Québec, en 1974. De concert avec les Inuit, ils entreprennent, avec les gouvernements du Québec et du Canada, des négociations qui mènent à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975. Cette entente transforme l'univers des Cris. Ils peuvent désormais prendre le contrôle de leur développement. Plusieurs organismes sont alors créés par législation québécoise, soit l'Administration régionale crie, la Commission scolaire crie, le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James, l'Office de la sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris, etc.
La Convention accorde aux Cris des droits particuliers sur de vastes territoires classés par catégories afin d'en faciliter l'administration et de déterminer les droits des usagers. Des indemnités monétaires de 135 millions $ leur ont aussi été accordées. De plus, la Convention assure aux Cris la propriété ou l'usage exclusif d'un territoire de 13 696 km2. Ils obtiennent aussi des droits exclusifs de chasse et de pêche sur 151 580 km2.
Les Cris ont acquis davantage d'autonomie par la Loi sur les Cris et les Naskapis, adoptée par le gouvernement canadien en 1984. Cette loi remplace la Loi sur les Indiens à l'égard de ces deux nations et leur donne un cadre juridique différent.
Les Cris se sont dotés d'une organisation politique structurée, le Grand Conseil des Cris du Québec, où sont représentés divers organismes, comme le Conseil des jeunes de la nation crie (du Québec). Le Grand Conseil étend son action non seulement au Québec et au Canada mais également sur la scène internationale. Il s'est fermement opposé à la réalisation de la deuxième phase des travaux de la Baie-James, même si celle-ci était prévue dans la Convention, jusqu'à ce que le gouvernement du Québec annonce en novembre 1994, qu'il laissait tomber le projet pour le moment.
La nation a connu un essor économique important à la suite de la signature de la Convention. Fondée en 1982, Creeco, la Compagnie des entreprises régionales des Cris, gère plusieurs entreprises dont la Compagnie de construction Cris (Québec) qui se classe parmi les dix chefs de file dans le domaine de la construction au Québec. D'autre part, la compagnie aérienne Air Creebec, également propriété des Cris, relie le territoire de la Baie-James et le nord de l'Ontario à Montréal et à Val-d'Or. On trouve aussi plusieurs entreprises communautaires et privées dans nombre de communautés.
Les Cris habitent la région de la Baie-James depuis environ 5000 ans. Ils y ont migré à partir des plaines de l'Ouest canadien. Leurs premiers contacts avec les marchands européens remontent au début du 17e siècle. à partir de 1670, la traite des fourrures constitue pour eux une activité économique très importante.
Dans les années 1950, la présence grandissante du gouvernement fédéral à la Baie-James, l'introduction de l'école obligatoire, la construction de maisons permanentes et le déclin du commerce des fourrures transforment le mode de vie des communautés cries.
La langue crie est parlée par la majorité de la population. L'anglais est la langue seconde de la plupart des Cris et un grand nombre de jeunes parlent aussi le français.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| CHISASIBI Nation crie de Chisasibi Case postale 150 Chisasibi (Québec) J0M 1E0 Téléphone : (819) 855-2878 Télécopieur : (819) 855-2875 |
2 794 |
| EASTMAIN Conseil de bande d'Eastmain Eastmain (Québec) J0M 1W0 Téléphone : (819) 977-0266 ou 977-0211 Télécopieur : (819) 977-0281 ou 977-0266 |
487 |
| MISTISSINI Conseil de bande de Mistissini 187, rue Main Mistissini (Québec) G0W 1C0 Téléphone : (418) 923-3253 Télécopieur : (418) 923-3115 |
3 035 |
| NEMISCAU Conseil de bande de Nemaska Nemiscau (Québec) J0Y 3B0 Téléphone : (819) 673-2512 Télécopieur : (819) 673-2542 |
316 |
| OUJÉ-BOUGOUMOU Conseil des Cris d'Oujé-Bougoumou 207, rue Opemiska Oujé-Bougoumou (Québec) G0W 3C0 Téléphone : (418) 745-3911 Télécopieur : (418) 745-3426 |
560 |
| WASKAGANISH Conseil de bande de Waskaganish Case postale 60 Waskaganish (Québec) J0M lR0 Téléphone : (819) 895-8843 Télécopieur : (819) 895-8901 |
1 868 |
| WASWANIPI Conseil de bande de Waswanipi Waswanipi (Québec) J0Y 3C0 Téléphone : (819) 753-2587 Télécopieur : (819) 753-2555 |
1 301 |
| WEMINDJI Nation crie de Wemindji Wemindji (Québec) J0M 1L0 Téléphone : (819) 978-0264 Télécopieur : (819) 978-0258 |
1 068 |
| WHAPMAGOOSTUI Première nation de Whapmagoostui Case postale 390 Whapmagoostui (Québec) J0M 1G0 Téléphone : (819) 929-3503 Télécopieur : (819) 929-3203 |
588 |
| Total |
12 017 |
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Les Hurons-Wendat constituent l'une des nations les plus urbanisées du Québec. Leur unique communauté, Wendake, est adjacente aux villes de Québec et de Loretteville. Quelque 1 000 personnes y habitent alors que 1 600 Hurons-Wendat vivent à l'extérieur de la communauté. Plusieurs Hurons-Wendat travaillent dans la fonction publique fédérale ou provinciale.
Wendake est composée de trois secteurs : le vieux village, le quartier résidentiel développé à partir des années 1970 et une zone industrielle. Le conseil de la nation poursuit des projets d'agrandissement de son territoire. L'église Notre-Dame-de-Lorette et la Maison Arouanne rassemblent les pièces les plus significatives du patrimoine huron-wendat. L'église est classée monument historique depuis 1957. Le tourisme est un apport économique très important pour Wendake. Des milliers de visiteurs s'y rendent chaque année.
L'économie de Wendake est florissante. Une soixantaine d'entreprises fournissent de l'emploi non seulement aux Hurons-Wendat mais à plusieurs non-Autochtones. La Société de développement wendat a été créée afin d'apporter son expertise technique aux entreprises. Plusieurs d'entre elles sont d'envergure nationale alors que d'autres vendent leurs produits aux États-Unis et même en Europe. Les mocassins, les canots et les raquettes de Wendake sont reconnus internationalement. De nombreuses boutiques d'artisanat accueillent les touristes autant que les résidents de la région de Québec. Wendake possède depuis longtemps son institution bancaire, une caisse populaire Desjardins.
En 1990, un jugement de la Cour suprême du Canada reconnaissait la validité d'un traité signé en 1760 par le général Murray, en faveur des Hurons-Wendat. Ce traité leur assurait le libre exercice de leur religion et de leurs coutumes sur le territoire qu'ils fréquentaient. Des négociations sont en cours afin de préciser le territoire et la nature des activités visées par le traité.
Les Hurons-Wendat sont établis au Québec depuis 1650. Auparavant, ils habitaient le sud-est de l'Ontario, près de la baie Georgienne. Ils formaient une confédération de quatre tribus réparties en une vingtaine de villages. Ils cultivaient le maïs et le tabac en abondance. Ils possédaient un empire commercial qui allait des Grands Lacs à la Mauricie, au Saguenay et même à la baie d'Hudson. Pendant des années, ils ont été les plus importants partenaires des Français.
Mais en 1634 et 1639, des épidémies réduisent du tiers la population huronne-wendat. De plus, à partir de 1640, leurs villages tombent aux mains des Iroquois, à l'exception de celui de Sainte-Marie qu'ils abandonneront finalement.
En 1649, 300 Hurons-Wendat quittent la Huronie pour se réfugier à Québec. Ils s'installent à l'île d'Orléans jusqu'en 1657, puis en divers endroits dont Sillery, avant de se fixer près de la rivière Saint-Charles, sur le site actuel de Wendake, en 1697.
La langue huronne n'est plus parlée au Québec. Cependant, un projet de recherche est en cours afin d'accélérer sa revitalisation. Les Hurons-Wendat utilisent maintenant le français.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| WENDAKE Conseil de la nation huronne-wendat 255, Place Chef-Michel-Laveau Wendake (Québec) G0A 4V0 Téléphone : (418) 843-3767 Télécopieur : (418) 842-1108 |
2 648 |
| Total |
2 648 |
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Près de 400 Malécites habitent au Québec. Ils ne sont pas regroupés dans une communauté mais vivent plutôt dispersés sur le territoire québécois. Les Malécites disposent d'un territoire de 169 hectares, dans le canton de Whitworth près de Rivière-du-Loup, et d'un petit lot de 0,17 hectare, à Cacouna. La bande de Viger, la seule bande malécite au Québec, a ses bureaux à Montréal. Par ailleurs, on retrouve cinq communautés malécites au Nouveau-Brunswick, où ils sont connus sous le nom de Maliseet.
Les Malécites ont longtemps été appelés les Etchemins. On les a même confondus parfois avec les Algonquins et les Abénaquis, ou bien on les appelait Amalécites ou Maléchistes.
Avant 1950, les Malécites du Québec se retrouvaient dans le Bas-Saint-Laurent. En 1840, ils étaient plus de 200 sur les bords de la rivière Mitis et probablement autant sur d'autres sites entre Lévis et Rimouski, ainsi que dans la réserve de Viger.
Cette réserve, créée en 1827, était une des premières concessions foncières accordées à des Amérindiens du Québec. Elle était située sur les bords de la rivière Verte, à proximité de la paroisse de l'Isle-Verte dont le curé desservait aussi les Malécites. En leur attribuant ces terres fertiles, le gouvernement canadien espérait que les Malécites acquerraient le goût de l'agriculture. Mais il semble qu'ils préféraient plutôt leur mode de vie nomade et que les quelque 20 à 25 familles malécites de la réserve y habitaient rarement.
Toutefois, en 1850, un agent gouvernemental visitant la réserve écrit que les Malécites y cultivent le blé, l'orge, le seigle, l'avoine et les patates et que leur culture peut avantageusement se comparer à celle des - Canadiens -, leurs voisins.
Quoi qu'il en soit, vers 1840, les terres de la réserve sont l'objet de contestations de la part de la population avoisinante qui demande au gouvernement canadien de les reprendre pour les vendre. Une des raisons invoquées est le peu d'intérêt des Malécites pour ces terres qu'ils ne veulent pas cultiver ni permettre à d'autres de cultiver.
En 1869, après quelques mois de négociation, les Malécites acceptent de rétrocéder leurs terres à certaines conditions. Les lots sont vendus aux enchères l'année suivante.
La perte de leurs terres accélère la dispersion des Malécites. En 1875, voulant les réunir à nouveau, le gouvernement canadien leur accorde un territoire dans le canton de Whitworth. C'est en vain que les Malécites tenteront de cultiver cette terre impropre à l'agriculture. Ils l'abandonneront et s'installeront autour de Cacouna qu'ils avaient habité depuis plusieurs générations. Un petit lot y sera acheté pour eux, en 1891, par le gouvernement fédéral. Mais jamais plus de dix Malécites n'habiteront ce petit espace qui est resté inhabité depuis 1970.
Par la suite, les Malécites ne font plus parler d'eux jusqu'en 1987. Cette année-là, 130 d'entre eux se réunissaient à Rivière-du-Loup pour élire un chef et un conseil de la nation. Ce conseil fit parvenir une demande de reconnaissance officielle au gouvernement du Québec. C'est ainsi qu'en 1989, l'Assemblée nationale du Québec reconnut officiellement les Malécites, dont la langue actuelle est le français, comme la onzième nation autochtone du Québec.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| MALÉCITES DE VIGER Conseil de la première nation malécite de Viger 5805, rue Chauveau Montréal (Québec) H1N 1H5 Téléphone : (514) 251-1454 Télécopieur : (514) 251-8114 |
469 |
| Total |
469 |
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La Gaspésie et les provinces maritimes constituent le territoire ancestral des Micmacs. Il y a trois communautés micmaques en Gaspésie. Listuguj qui s'appelait Restigouche jusqu'en 1994, est située à la frontière du Nouveau-Brunswick et compte 2 600 personnes dont 1 640 résidents. Gesgapegiag, autrefois Maria, a une population résidante d'environ 450 sur un total de 930. à Gaspé et dans les environs, 430 Micmacs vivent en étroite relation avec les non-Autochtones. Ils n'ont pas de territoire de réserve mais sont concentrés à Gaspé, Saint-Majorique et Pointe-Navarre. Par ailleurs, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-écosse et l'Île-du-Prince-Édouard regroupent quelque 15 000 Micmacs.
Listuguj a connu un essor socio-économique important au cours de la dernière décennie. Un plan de développement touristique a été élaboré et a permis, entre autres, l'aménagement d'un Centre d'interprétation de la culture micmaque, dans le vieux monastère du village.
La pêche du saumon a toujours fait partie du mode de vie des Micmacs. De 1982 à 1992 Listuguj a signé plusieurs ententes à ce sujet avec les gouvernements du Québec et du Canada. La communauté applique maintenant son propre plan de pêche, en conformité avec un permis communautaire du ministère des Ressources naturelles. Le Québec alloue annuellement quelques centaines de milliers de dollars pour la conservation du saumon par les Micmacs et pour la création d'emplois en ce domaine.
De leur côté, les Micmacs de Gesgapegiag ont formé, en 1985, la Société de gestion de la rivière Cascapédia composée de Micmacs et de non-Autochtones, en nombre égal. Elle procure une trentaine d'emplois aux Micmacs et offre des journées de pêche très recherchées par les pêcheurs sportifs.
Par ailleurs, la Coopérative d'artisanat micmac de Gesgapegiag a une renommée internationale et accueille de nombreux touristes, chaque année. Les produits, fabriqués sur place, sont également exportés vers plusieurs endroits au Canada et aux états-Unis. Les paniers de frêne et de foin d'odeur sont la spécialité des Micmacs, depuis plusieurs générations.
Parmi les nombreux services communautaires que s'est donnés la nation micmaque au cours des dernières années, mentionnons un centre de traitement pour personnes en voie de désintoxication, situé à Gesgapegiag, un centre d'accueil pour jeunes en difficulté et un centre d'hébergement pour femmes violentées, tous deux situés à Listuguj. Pour leur part, les Micmacs de Gaspé ont aménagé un centre communautaire dans une ancienne école acquise en 1987. Ils ont aussi reconstitué un village traditionnel micmac qui est ouvert aux visiteurs depuis l'été 1993.
Les Micmacs étaient reconnus comme des gens de la mer. Ils se construisaient des bateaux pouvant les transporter jusqu'à l'île d'Anticosti et même plus loin. Tout au cours de l'histoire de la Nouvelle-France et même lors des querelles avec la Nouvelle-Angleterre, les Micmacs demeurèrent les alliés fidèles des Français. En 1760, la baie de Restigouche fut témoin de la dernière bataille de la guerre de Sept Ans. En 1990, les Micmacs de Listuguj ont rescapé du fond de la baie un navire français qui avait sombré lors de cette bataille. Ce bateau, le Marquis de Malauze, fait maintenant partie des attraits touristiques de la communauté.
Cette bataille ayant été gagnée par les Anglais, la Gaspésie vit arriver, à la fin du 18e siècle, de nombreux réfugiés de la Nouvelle-Angleterre. Ceci amena des changements profonds dans la région. Les Micmacs s'y sont peu à peu adaptés et plusieurs sont devenus bûcherons, ouvriers de construction ou d'usine.
Le micmac est encore parlé par plusieurs personnes de Listuguj et de Gesgapegiag et est enseigné à l'école. Les Micmacs de Gaspé parlent français tandis que la langue seconde des deux autres communautés est l'anglais. De plus en plus de jeunes Micmacs parlent aussi bien le français que l'anglais.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| GASPÉ Conseil de bande de Gaspé Case postale 69, Fontenelle Gaspé (Québec) G0E 1H0 Téléphone : (418) 368-6005 Télécopieur : (418) 368-1272 |
438 |
| GESGAPEGIAG Conseil des Micmacs de Gesgapegiag Case postale 1280 Maria (Québec) G0C 1Y0 Téléphone : (418) 759-3441 Télécopieur : (418) 759-5856 |
964 |
| LISTUGUJ Conseil de la nation Listuguj Mi'gmaq 17, Riverside Ouest Listuguj (Québec) G0C 2R0 Téléphone : (418) 788-2904 Télécopieur : (418) 788-2058 |
2 666 |
| Total |
4 068 |
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La nation mohawk est la plus nombreuse des nations autochtones du Québec comptant plus de 12 800 personnes. La plupart habitent à Kahnawake, Akwesasne et Kanesatake, mais quelque 2 000 d'entre eux vivent à l'extérieur des villages. On retrouve également des communautés mohawks en Ontario et dans l'État de New York.
Kahnawake est située à proximité de Montréal, sur la rive sud du Saint-Laurent. Elle possède une institution financière, la Caisse populaire de Kahnawake, et de nombreuses entreprises privées dont trois terrains de golf. Kahnawake a pris en charge, depuis plusieurs années, la plupart des secteurs d'activités communautaires.
Les Mohawks de Kahnawake furent les premiers Autochtones à signer avec le Québec, en 1984, une entente leur accordant la pleine responsabilité de la construction et du fonctionnement de leur hôpital, le Centre Kateri. Par ailleurs, Kahnawake a signé avec les gouvernements du Québec et du Canada, en septembre 1995, une entente sur les services policiers. Les écoles du village, dont la Survival School, dispensent un enseignement primaire et secondaire axé sur la culture et les traditions mohawks.
Akwesasne, voisine de Cornwall en Ontario, chevauche la frontière canado-américaine et est située en partie au Québec, en Ontario et dans l'état de New York. Les Mohawks d'Akwesasne ont signé une entente avec les gouvernements du Québec, de l'Ontario et du Canada visant à doter la communauté d'infrastructures essentielles en matière de santé, services sociaux, loisirs, éducation, formation et administration de la justice. La mise en oeuvre de cette entente est déjà très avancée.
Kanesatake, à 53 km à l'ouest de Montréal, près du lac des Deux-Montagnes, a une situation assez particulière également. Les terres allouées aux Mohawks ne constituent pas officiellement une réserve et, de plus, elles sont imbriquées dans celles des non-Autochtones du village et de la paroisse d'Oka. La question du territoire demeure cruciale pour les Mohawks de Kanesatake. Elle fut d'ailleurs à l'origine de la crise de l'été 1990, la pire de l'histoire des relations entre des Autochtones et les trois niveaux de gouvernement : fédéral, provincial et municipal.
Les Mohawks sont une des cinq nations iroquoises qui, avant l'arrivée des Européens, formaient la Confédération des Cinq-Nations. Cette confédération constituait un système politique très sophistiqué. Les Mohawks étaient déjà reconnus comme une nation indépendante et ambitieuse. Ils formaient une société matrilinéaire où les mères de clans choisissaient les chefs. Ils sont restés très attachés à leurs origines et à leurs traditions. Pendant qu'une partie de leur population s'est adaptée au style de vie nord-américain, d'autres conservent toujours les modes de fonctionnement religieux, politiques et sociaux de leurs ancêtres basés sur la Grande Loi de la Paix.
À partir du 19e siècle, les Mohawks vont se spécialiser dans des métiers recherchés. La construction du pont Victoria, en 1850, leur donnera pour la première fois des emplois comme ouvriers spécialisés dans les structures d'acier. Ils ont acquis, depuis, une réputation internationale dans ce genre d'ouvrage sur des édifices ou des ponts. Un grand nombre de Mohawks pratiquent aujourd'hui ce métier dans plusieurs grandes villes canadiennes et américaines.
D'autre part, beaucoup de Mohawks ont été pilotes de navire à l'époque où, pour aller de Montréal aux Grands Lacs, les bateaux devaient traverser les rapides de Lachine. On dit que les Mohawks étaient des experts en ce domaine.
Parmi les Mohawks les mieux connus, mentionnons Kateri Tekakwitha qui vécut au 17e siècle et fut béatifiée en 1980 ; Mary Two-Axe Earley qui fonda le mouvement Equal Rights for Indian Women et reçut l'Ordre national du Québec, Alwyn Morris, champion olympique médaillé d'or en canot kayak, en 1984.
La langue d'usage des Mohawks est l'anglais, plusieurs parlent le mohawk et quelques-uns connaissent aussi le français.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| AKWESASNE Conseil des Mohawks d'Akwesasne Case postale 579 Akwesasne via Cornwall (Ont.) K6H 5T3 Téléphone : (613) 575-2348 Télécopieur : (613) 575-2181 |
3 245 |
| KAHNAWAKE Conseil des Mohawks de Kahnawake Case postale 720 Kahnawake (Québec) J0L 1B0 Téléphone : (514) 632-7500 Télécopieur : (514) 638-5958 |
8 111 |
| KANESATAKE Conseil des Mohawks de Kanesatake Case postale 607 Kanesatake (Québec) J0N 1E0 Téléphone : (514) 479-8373 Télécopieur : (514) 479-8249 |
1 798 |
| Total |
13 154 |
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Sept des neuf villages montagnais du Québec s'échelonnent sur une distance de 900 km sur la rive nord du Saint-Laurent. Ce sont Les Escoumins, Betsiamites, Uashat-Maliotenam sur la Côte-Nord et Mingan, Natashquan, La Romaine et Pakuashipi sur la Basse-Côte-Nord. Un autre village, Mashteuiatsh, est situé au Lac-Saint-Jean tandis que Matimekosh est adjacent à Schefferville. La nation montagnaise compte plus de 12 500 personnes et est la deuxième plus nombreuse au Québec. On retrouve également des Montagnais au Labrador. Les Montagnais sont parfois appelés les Innuat, au singulier Innu.
Les villages montagnais sont bien différents les uns des autres, tant par leur situation géographique et leur taille que du point de vue socio-économique. Mashteuiatsh, près de Roberval, a une population résidante de 1 700 personnes et possède plusieurs commerces et entreprises, une caisse populaire, un musée très dynamique et un important complexe communautaire abritant une patinoire couverte, un dispensaire, des bureaux, etc. Par ailleurs, La Romaine et Pakuashipi, avec respectivement 800 et 215 habitants, sont les plus éloignées des communautés de la Basse-Côte-Nord. Leurs résidants vivent surtout de chasse et de pêche, parlent tous le montagnais et ont conservé leurs traditions bien vivantes. Il en est de même à Matimekosh, situé à 510 km au nord de Sept-îles.
Uashat-Maliotenam, près de Sept-îles, possède un terrain de camping et un centre commercial, Les Galeries montagnaises. Cette communauté a signé, en 1994, une entente avec Hydro-Québec relativement au développement hydroélectrique de la rivière Sainte-Marguerite.
La Romaine, Natashquan et Les Escoumins gèrent des pourvoiries sur d'importantes rivières à saumon. Mingan a repris possession des rivières Manitou et Mingan, en 1983, pour y établir une pourvoirie, lorsque les rivières auront été restaurées et que le saumon y sera à nouveau assez abondant. Par ailleurs, l'archipel de Mingan qui attire des centaines de touristes chaque année, est cogéré par les Montagnais de Mingan et le Service canadien des Parcs.
La nation montagnaise a mis sur pied plusieurs organismes culturels et politiques. Le Conseil des Atikamekw et des Montagnais (CAM), créé en 1975, a défendu les droits de ces deux nations jusqu'à sa dissolution en décembre 1994. Peu à peu les Montagnais ont pris en charge l'éducation, les soins de santé et les services sociaux. La nation montagnaise négocie sa revendication territoriale avec les gouvernements du Québec et du Canada, depuis plusieurs années. La négociation vise la reconnaissance de droits territoriaux et du droit à l'autonomie politique. Le gouvernement du Québec a déposé une offre globale en décembre 1994.
L'Institut culturel et éducatif montagnais (ICEM) travaille depuis 1978 à promouvoir la culture et les arts. Plusieurs artistes montagnais jouissent d'une réputation internationale. Betsiamites s'est acquis une réputation au niveau de la culture et de l'enseignement en montagnais. C'est là que le premier dictionnaire montagnais-français a été élaboré.
Toutes les communautés montagnaises possèdent une station de radio communautaire reliée au réseau de la Société de communication Atikamekw-Montagnais (SOCAM). La SOCAM réalise des émissions en montagnais et en attikamek qui sont diffusées par toutes les radios montagnaises et attikameks.
Jusqu'au 20e siècle, les Montagnais ont été les seuls habitants à l'exception de quelques villages non-autochtones sur le littoral de l'immense territoire qui couvre la Côte-Nord et la Basse-Côte-Nord du Saint-Laurent, s'étendant jusqu'à 600 km à l'intérieur des terres. Ils vivaient de chasse, de pêche et de cueillette. Au 18e siècle, ils s'orientent vers le piégeage des animaux à fourrure, à la suite de l'implantation des postes de traite. L'arrivée d'industries minières et forestières, à partir de 1900, et la construction de barrages hydroélectriques bouleversent leur mode de vie, accélèrent leur sédentarisation et mènent à la création des neuf villages actuels.
Pour la majorité des membres de la nation, le montagnais est la langue première et le français est la langue seconde.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| BETSIAMITES Conseil de bande de Betsiamites 20, rue Messek Case postale 40 Betsiamites (Québec) G0H 1B0 Téléphone : (418) 567-2265 Télécopieur : (418) 567-8560 |
2 806 |
| LA ROMAINE Conseil des Montagnais de La Romaine La Romaine (Québec) G0G 1M0 Téléphone : (418) 229-2917 Télécopieur : (418) 229-2921 |
834 |
| LES ESCOUMINS Conseil de bande des Montagnais Essipit 27, de la Réserve Case postale 820 Les Escoumins (Québec) G0T 1K0 Téléphone : (418) 233-2509 Télécopieur : (418) 233-2888 |
367 |
| MASHTEUIATSH Conseil des Montagnais du Lac-St-Jean 1621, rue Ouiatchouan Mashteuiatsh (Québec) G0W 2H0 Téléphone : (418) 275-2473 Télécopieur : (418) 275-6212 |
4 106 |
| MATIMEKOSH Conseil des Montagnais de Schefferville Case postale 1390 Matimekosh (Québec) G0G 2T0 Téléphone : (418) 585-2601 Télécopieur : (418) 585-3856 |
679 |
| MINGAN Conseil de bande de Mingan Case postale 319 Mingan (Québec) G0G 1V0 Téléphone : (418) 949-2234 Télécopieur : (418) 949-2085 |
428 |
| NATASHQUAN Conseil des Montagnais de Natashquan Natashquan (Québec) G0G 2E0 Téléphone : (418) 726-3529 Télécopieur : (418) 726-3606 |
707 |
| PAKUASHIPI Conseil des Montagnais de Pakuashipi Pakuashipi - Saint-Augustin (Québec) G0G 2R0 Téléphone : (418) 947-2253 Télécopieur : (418) 947-2622 |
219 |
| UASHAT-MALIOTENAM Conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam 1089, rue Dequen Case postale 8000 Sept-Îles (Québec) G4R 4L9 Téléphone : (418) 962-0327 Télécopieur : (418) 968-0937 |
2 806 |
| Total |
12 952 |
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Le seul village naskapi du Québec et du Canada, Kawawachikamach, est situé dans le nord du Québec, à 15 km de Schefferville. Il a été inauguré en 1984, à la suite de la signature de la Convention du Nord-Est québécois.
En vertu de cette entente, signée en 1978, les Naskapis, au nombre d'environ 520, ont maintenant en pleine propriété un territoire de 285 km2. Ils disposent aussi, pour leur usage exclusif, d'un territoire de chasse, de pêche et de piégeage s'étendant sur 4 144 km2.
En 1984, la loi fédérale sur les Cris et les Naskapis les a soustraits de la Loi sur les Indiens et leur a conféré une grande autonomie administrative. La Société de développement des Naskapis administre le fonds de développement de 9 millions $ que leur a concédé la Convention. Ses activités comprennent la pourvoirie, les services d'entretien de routes, un centre commercial et une boutique d'artisanat. En une dizaine d'années, les Naskapis sont passés de la vie traditionnelle sous la tente à l'ère des maisons modernes. Le village est doté d'édifices communautaires bien équipés, dont une école primaire et secondaire, un dispensaire et un centre commercial.
Les Naskapis sont de grands chasseurs de caribou. Cet animal dont ils tiraient autrefois leur nourriture, leurs vêtements, leurs outils, etc., leur a permis de survivre dans les difficiles conditions de la toundra arctique. Chez les Naskapis, la chasse au caribou est encore de nos jours une activité communautaire et le gibier est partagé entre tous les membres de la collectivité.
Autrefois, lorsque le caribou se faisait rare sur leur territoire, les Naskapis ont connu des années très difficiles. à partir de 1893, plusieurs famines sont rapportées et on dit que nombre de Naskapis mouraient de faim et de maladie. En 1949, le gouvernement fédéral leur fournit des soins de santé et leur fit porter des rations alimentaires à Fort Mackenzie, près de Kuujjuaq, où ils s'étaient installés.
Sept ans plus tard, en 1956, les Naskapis acceptent d'aller vivre avec les Montagnais de Matimekosh, près de Schefferville, dans l'espoir d'améliorer leurs conditions de vie. En 1978, la Convention leur permet de vraiment prendre en main leur avenir, notamment en choisissant de construire un nouveau village.
Cependant, la fermeture de la compagnie Iron Ore, en 1982, qui amena le départ des résidents de Schefferville, a porté un dur coup aux Naskapis. Au moment où ils intégraient leur nouveau village, ils perdaient leur espoir de travail. En effet, la majorité des pères de famille naskapis travaillaient à la mine et furent mis à pied.
Les Naskapis se tournent alors vers le tourisme d'aventure et la pourvoirie et organisent, depuis 1988, des expéditions nordiques en motoneige. De plus, en 1989, ils font l'acquisition du célèbre Club de chasse et pêche Tuktu et de deux entreprises affiliées.
Le naskapi est parlé par toute la population et la langue seconde des Naskapis est l'anglais.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| KAWAWACHIKAMACH Bande naskapie du Québec Case postale 5111 Kawawachikamach (Québec) G0G 2Z0 Téléphone : (418) 585-2686 Télécopieur : (418) 585-3130 |
529 |
| Total |
529 |
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Au Québec, les Inuit habitent le Nunavik, un vaste territoire de toundra situé au nord du 55e parallèle. La population du Nunavik, environ 7 540 Inuit et quelques centaines de non-Inuit, se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 130 et 1 250 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de km les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la baie d'Hudson (Kuujjuarapik, Umiujaq, Inukjuak, Puvirnituq, Akulivik), du détroit d'Hudson (Ivujivik, Salluit, Kangiqsujjuaq, Quaqtaq), et de la baie d'Ungava (Kangirsuk, Aupaluk, Tasiujaq, Kuujjuaq et Kangiqsualujjuaq). De plus, une cinquantaine d'Inuit vivent à Chisasibi, un village cri de la Baie-James.
Au Nunavik, les Inuit contrôlent la majeure partie des services dispensés dans la région. La Convention de la Baie-James et du Nord québécois, entente survenue en 1975 entre les Inuit, les Cris et les gouvernements du Québec et du Canada, a en effet mené à la création de plusieurs institutions dirigées par des Inuit. Travaillant de façon autonome ou en collaboration avec divers ministères du gouvernement québécois, ces institutions veillent à l'administration et au développement de la région dans tous les secteurs d'activités.
Les services municipaux sont fournis par des corporations de villages nordiques, dont le fonctionnement est semblable à celui de nos municipalités. L'Administration régionale Kativik a son siège social à Kuujjuaq et chapeaute l'ensemble des municipalités nordiques. La Société Makivik, également créée à la suite de la Convention, gère les indemnités monétaires obtenues dans le cadre des ententes et joue un rôle actif dans le développement social et économique de la région. Ainsi, cette société a acquis en 1990 la compagnie aérienne First Air, qui dessert entre autres les Territoires du Nord-Ouest. Déjà propriétaire d'Air Inuit, Makivik assure ainsi aux Inuit une place prépondérante dans le secteur du transport aérien en territoire nordique.
Le mouvement coopératif, amorcé vers la fin des années 1950, a joué un rôle majeur dans l'évolution de l'histoire du Nunavik. Il a permis aux Inuit de s'approprier le contrôle sur une grande partie des activités commerciales et a ouvert aux artistes et artisans inuit la voie au marché extérieur. Il y a aujourd'hui des magasins coopératifs dans 13 des 14 villages.
En 1989, les Inuit ont créé le Comité constitutionnel du Nunavik, dont les membres sont élus au suffrage universel par les résidents de la région. Le Comité a pour mandat d'élaborer un projet de constitution qui définira les structures d'un éventuel gouvernement régional. Des négociations sont en cours à ce sujet avec le Québec et une entente-cadre a été signée en 1994. Une autre entente a été signée, en 1995, entre les Inuit et le gouvernement du Québec, concernant les services policiers dans l'ensemble des communautés du Nunavik.
Pour les Inuit, la reconnaissance de l'autonomie gouvernementale n'est qu'un juste retour des choses. Le Nunavik fut peuplé par leurs ancêtres il y a environ 4 500 ans. Vers l'an 1400 de notre ère, les bateaux de pêche, les baleiniers et les explorateurs commençaient à fréquenter la région. Mais c'est surtout par le commerce des fourrures que s'amorce, au 18e siècle, un tournant décisif dans le mode de vie des habitants du Nord. Cependant, ce n'est qu'au début du 20e siècle que les Inuit abandonnent les armes traditionnelles au profit des fusils et utilisent de plus en plus les produits troqués aux postes de traite. Les services gouvernementaux s'implantent graduellement vers les années 1950 et les Inuit passent peu à peu du nomadisme à la sédentarisation, modifiant leur mode de vie et tentant de s'adapter en quelques décennies à des siècles d'évolution technologique.
Aujourd'hui, quoique la motoneige et la maison aient remplacé le traîneau à chien et l'iglou, les Inuit tiennent à conserver valeurs, langue et culture, tout en maintenant des liens harmonieux avec le reste du Québec.
La langue des Inuit, l'inuktitut, est une langue riche et souple, capable de s'adapter aux réalités contemporaines. La langue seconde des Inuit est l'anglais. à l'école, l'enseignement se fait entièrement en inuktitut jusqu'en troisième année, moment où les jeunes Inuit étudieront en français ou en anglais, selon leur choix. Jusqu'à récemment, ils choisissaient d'abord l'anglais, mais un nombre croissant d'élèves se dirigent maintenant vers le français.
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| AKULIVIK Corporation de village nordique d'Akulivik Akulivik (Québec) J0M 1V0 Téléphone : (819) 496-2073 Télécopieur : (819) 496-2200 |
354 |
| AUPALUK Corporation de village nordique d'Aupaluk Aupaluk (Québec) J0M 1X0 Téléphone : (819) 491-7070 Télécopieur : (819) 491-7035 |
122 |
| CHISASIBI
|
63 |
| INUKJUAK Corporation de village nordique d'Inukjuak Inukjuak (Québec) J0M 1M0 Téléphone : (819) 254-8845 Télécopieur : (819) 254-8779 |
1 149 |
| IVUJIVIK Corporation de village nordique d'Ivujivik Ivujivik (Québec) J0M 1H0 Téléphone : (819) 922-9940 Télécopieur : (819) 922-3045 |
156 |
| KANGIQSUALUJJUAQ Corporation de village nordique de Kangiqsualujjuaq Kangiqsualujjuaq (Québec) J0M 1N0 Téléphone : (819) 337-5271 Télécopieur : (819) 337-5200 |
605 |
| KANGIQSUJUAQ Corporation de village nordique de Kangiqsujuaq Kangiqsujuaq (Québec) J0M 1K0 Téléphone : (819) 338-3342 Télécopieur : (819) 338-3237 |
456 |
| KANGIRSUK Corporation de village nordique de Kangirsuk Kangirsuk (Québec) J0M 1A0 Téléphone : (819) 935-4388 Télécopieur : (819) 935-4287 |
396 |
| KUUJJUAQ Corporation de village nordique de Kuujjuaq Kuujjuaq (Québec) J0M 1C0 Téléphone : (819) 964-2943 Télécopieur : (819) 964-2980 |
1 300 |
| KUUJJUARAPIK Corporation de village nordique de Kuujjuarapik Kuujjuarapik (Québec) J0M 1G0 Téléphone : (819) 929-3360 Télécopieur : (819) 929-3453 |
579 |
| PUVIRNITUQ Corporation de village nordique de Puvirnituq Puvirnituq (Québec) J0M 1P0 Téléphone : (819) 988-2825 Télécopieur : (819) 988-2751 |
1 087 |
| QUAQTAQ Corporation de village nordique de Quaqtaq Quaqtaq (Québec) J0M 1J0 Téléphone : (819) 492-9912 Télécopieur : (819) 492-9935 |
242 |
| SALLUIT Corporation de village nordique de Salluit Salluit (Québec) J0M 1S0 Téléphone : (819) 255-8953 Télécopieur : (819) 255-8802 |
880 |
LES COMMUNAUTÉS |
LA POPULATION |
| TASIUJAQ Corporation de village nordique de Tasiujaq Tasiujaq (Québec) J0M 1T0 Téléphone : (819) 633-9924 Télécopieur : (819) 633-5026 |
178 |
| UMIUJAQ Corporation de village nordique d'Umiujaq Umiujaq (Québec) J0M 1Y0 Téléphone : (819) 331-7000 Télécopieur : (819) 331-7057 |
273 |
| Total |
7 840 |
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